vendredi 28 janvier 2022
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Le système éducatif marocain connait plusieurs défaillances qui se répercutent négativement sur la qualité des étudiants, et laissent poser plusieurs questions étonnantes quant à l’avenir du pays.

Parmi les problèmes majeurs dont souffre ce système, celui de l’apprentissage des langues, et l’adaptation au marché du travail. Ces deux problèmes, qui figurent aussi dans le rapport de la banque mondiale sur l’éducation au Maroc, sont liés. En effet, les entreprises exigent la maîtrise des langues en général et de la langue française en particulier. Cette dernière, non maîtrisée par la plupart des étudiants, demeure l’un des facteurs d’exclusion. En outre la qualité des programmes de l’enseignement laisse à désirer, ils restent dans leurs majorités théoriques et ne répondent pas aux exigences du marché de l’emploi (à l’exception des programmes de la formation professionnelle).

Cependant, en attendant une bonne réforme du secteur de l’éducation nationale, il faut trouver une solution pour faciliter la transition du monde scolaire vers le monde professionnel. C’est dans ce sens que plusieurs associations  se sont mobilisées, et travaillent en compagnie des entreprises marocaines afin d’accompagner les élèves dans leur formation. L’une des expériences phares au Maroc dans ce domaine celle de l’association « Injaz Al Maghrib », membre de l’organisation « Junior Achievement », leader mondial en matière de soutien à l’éducation. L’association a permis via son programme nommé « Company Programm » à des élèves et étudiants de plusieurs établissements de Casablanca et Rabat de découvrir l’environnement de l’entreprise et de création de l’entreprise. Les élèves de chaque classe créent leur propre micro-entreprise, ils lui donnent un nom, choisissent les membres de son comité de direction, conçoivent un produit ou service, conduisent l’étude de faisabilité, placent les actions de la société à constituer, établissent un business plan, produisent, commercialisent et liquident l’entreprise en fin d’année. Ils suivent ainsi tout le cycle de vie de l’entreprise. A la fin du programme une compétition réunit toutes les micro-entreprises créées dans la même année.

Grâce au « Company Programm », l’association Injaz s’est vue honorée au sommet mondial de l’innovation en éducation (WISE), le programme a figuré parmi les 15 bonnes pratiques le plus pertinentes à l’échelle mondiale dans le domaine de l’éducation. C’est une expérience intéressante et un modèle à appliquer et à généraliser dans toutes les villes du royaume. Il va permettre de diminuer l’écart flagrant entre le système éducatif du Maroc et le marché d’emploi.

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Les mathématiques et la physique et les Sciences d'Ingénieurs sont les disciplines reines en Classe préparatoires. Cette orientation est particulièrement recommandée aux élèves qui aiment l’analyse, l’approche conceptuelle et la théorie scientifique...

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Pour éviter les erreurs, les entreprises préfèrent avoir plusieurs avis en interne plutôt que deux ou trois. Il arrive que les meilleurs candidats se montrent très timorés lors d’un entretien par excès de confiance ou souvent par peur de décevoir.

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Pour ceux qui n'en savent rien, Injaz est un programme lancé par Maroc Numeric 2013 en convention entre le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, le Ministère de l'Economie et des Finances et l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications. Destiné à la majorité

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Un haut niveau de responsabilité professionnelle n’octroie pas encore de légitimité sur le plan social. La femme, victime encore d’une hypocrisie sociale, jouit, en fait, d’une liberté surveillée.

«Si j’avais un très bon salaire, ma femme ne travaillerait pas». Cet avis n’est pas celui d’un vieux monsieur éduqué de manière traditionnelle ni d’une personne très à cheval sur les principes religieux. Il émane d’un jeune cadre, moderne et qui aime bien vivre. Ce cas n’est pas un épiphénomène. Beaucoup?de?Marocains, quelle que soit leur condition sociale, défendraient cette même position si on les interrogeait en privé. Ne leur demandez surtout pas s’ils accepteraient que leur épouse, cadre, ou haut responsable dans une entreprise, aille dîner avec un client ou un prospect : ils se sentiraient très frustrés voire scandalisés. C’est la preuve qu’il y a encore du chemin à faire pour que le travail de la femme soit pleinement assumé. Pourtant, un actif sur deux est une femme. Elle a investi, de manière visible, tous les secteurs d’activité, entre autres la finance, la médecine, la justice, et même l’industrie, très longtemps?restée?un?monde d’hommes. Une entreprise dirigée par une femme n’est plus un fait singulier tellement il y en a aujourd’hui.  


A ces niveaux de responsabilités, la vie devient paradoxalement plus dure parce que le travail n’est plus circonscrit entre quatre murs que l’on quitte sans tarder dès que la journée de travail touche à sa fin. Un cadre est en effet souvent obligé d’assurer des engagements à l’extérieur. Ce qui peut paraître complexe pour une femme. En général, l’homme a  une image positive du travail de la femme. Mais la question devient plus sensible quand il s’agit de hautes responsabilités, et ce, pour des raisons purement sociales et culturelles.


Par exemple, le fait de rentrer tard, surtout si la femme est mariée et mère de famille, n’est pas toujours facilement accepté.
«La société est en retard dans sa perception des relations entre homme et femme. Quand un homme sort après le travail avec son patron femme ou une cliente, on pensera que c’est simplement pour prendre un verre ou que c’est juste par amitié. En revanche, quand une femme le fera avec un homme, on ne le verra pas du même oeil. Les?mentalités?ont?besoin d’évoluer sur ce plan», commente Yasmina Chbani Rheljari, DG du cabinet Dale Carnegie Maroc. Pour Mohcine Benzakour, psychosociologue et enseignant chercheur, «les écarts socio-économiques entre les hommes et les femmes sont toujours présents, en raison essentiellement du poids des croyances sociales. L’acteur masculin a toujours des privilèges qu’il n’accorde pas facilement à la femme. Il y a lieu de voir l’inconstance, voire l’hypocrisie de la société à l’égard de la femme». Bref, le regard que porte la société sur la femme cadre est ambivalent. Une liberté surveillée : c’est ce qu’on lui accorde pour l’instant.


«Sur le plan affectif, les mentalités n’ont pas encore évolué. L’image de la “femme-objet” est encore présente», observe Houriya Cherif Haouat, consultante RH et directrice développement au cabinet BMH Coach.


Il faut dire que la femme a également intégré et intériorisé cet état d’esprit : l’homme lui est supérieur. Inconsciemment, elle contribue à le perpétuer par peur du regard de l’autre. Bien évidemment, la principale raison est que l’éducation des filles est encore axée, d’abord sur le statut en tant que responsable de foyer et épouse modèle. Dès lors, il n’est pas question qu’elle outrepasse les limites qui lui sont fixées. Il est évident qu’il n’y a aucune objection sur les objectifs de cette éducation, en particulier sur le plan moral à savoir l’intégrité, le respect de soi et de sa famille. Mais l’accent est trop mis sur la culpabilisation qui se traduit dans le langage courant par le terme hchouma. On est d’abord femme avant d’être cadre ou patron. Cette perception sociale est encore plus difficile à supporter pour celles qui ont effectué leurs études supérieures à l’étranger ou qui y ont séjourné pendant une partie de leur vie.


«A mon retour au Maroc, j’ai été aussitôt été embauchée dans un cabinet d’audit. Parfois, il fallait rester très tard au bureau pour terminer un dossier ou faire le point avec ma hiérarchie ou un client. Comme je vivais encore chez mes parents, mon père, pourtant très ouvert, se plaignait souvent, non pas pour lui, mais parce que, disait-il, les voisins devaient raconter n’importe quoi sur moi. Le paradoxe est que j’ai séjourné pendant 5 ans à l’étranger sans que personne n’y trouve rien à dire», raconte une analyste, aujourd’hui mère de famille qui gère harmonieusement sa vie professionnelle et sa sphère privée. La recette est visiblement simple. «Il faut avoir une seule ligne de conduite qui se résume à des valeurs essentielles comme la rigueur, le professionnalisme, l’implication et le respect d’autrui. Quand vous employez de telles méthodes, vous pouvez être sûr qu’on vous respectera dans n’importe quel environnement», conseille Mme Haouat.
«Je pense que si la femme ressent de la reconnaissance, elle assume mieux ses responsabilités et veut donner et s’impliquer davantage», fait savoir Samira Raissouni, coach professionnel certifiée et consultante en ressources humaines et organisation.


Pour cette chef d’agence bancaire qui indique, au passage, n’avoir aucun complexe à rendre visite à des clients ou à les inviter à déjeuner, les problèmes des femmes relèvent davantage du comportement des hommes encore «coincés dans leurs certitudes de mâles dominants». Selon elle, le regard de la société va fatalement évoluer quelles que soient les pesanteurs culturelles.


«Le plus important est d’instaurer une relation de confiance avec votre époux, parce que la médisance à l’égard de la femme n’est pas le propre de la société marocaine. Le reste dépend de la capacité à s’organiser pour être à la hauteur de ses responsabilités à tous les niveaux», souligne notre interlocutrice.
S’organiser, c’est effectivement l’autre gros problème de la «femme cadre épouse et mère de famille».
Il y a toujours cette fameuse «troisième mi-temps» dont parle Yasmina Chbani et qu’il faut impérativement gagner : la gestion du foyer. «J’ai toujours pour règle d’être présente pour ma famille à?100% quand il le faut, de m’abstenir de répondre au téléphone quand je suis avec ma famille et de prendre régulièrement des jours de congé pour bien en profiter», confie-t-elle. Reste que pour éviter le surmenage, l’implication de l’homme dans la gestion des activités familiales est indispensable.
Lecture : Une boîte à outils pour aider la femme au travail
Une boîte à outils pour aider la femme au travail

Ce que l’auteur nomme «sexisme ordinaire» ne relève ni de la discrimination ni de l’inégalité avérée pour lesquelles il existe des lois. Il s’agit de tous ces petits signes de la vie de tous les jours, ces minuscules blessures, mots et signes de condescendance, de rejet, de paternalisme qui infantilisent souvent les femmes sans qu’elles sachent comment y faire face. Dans les relations de travail, entre collègues à niveau équivalent, face aux cadres dirigeants ou lorsqu’elles sont supérieures hiérarchiques, les femmes rencontrent quotidiennement ce qui fait le sexisme ordinaire : dénigrement, obstruction, exclusion, blagues lourdes... A travers des anecdotes prises sur le vif, l’auteur de «Petit traité contre le sexisme ordinaire» (*) débusque et raconte ce qui peut entraver, blesser, contrarier ou bloquer le comportement des femmes et les rendre impuissantes. Elle leur propose une «boîte à outils» personnelle pour mener des opérations de résistance au quotidien.
«Petit traité contre le sexisme ordinaire».
Brigitte Grésy. Albin Michel . Edition 2009
Avis d’expert Yasmina Chbani Rheljari, DG du cabinet Dale Carnegie Maroc : «Le couple doit être en mesure d’établir des règles basées sur la confiance»
«Le couple doit être en mesure d’établir des règles basées sur la confiance»

La femme a toujours une troisième mi-temps à gérer dans son foyer et qui consiste à avoir la casquette de mère et d’épouse, et ce quel que soit son statut social. De nombreuses études ont montré que les femmes excellent dans les multi-tâches, ce qui montre qu’elles ont le sens de l’organisation, de la rigueur et de la minutie...
Qu’on soit un homme ou une femme, il est indispensable de savoir que réussir en entreprise est souvent un travail de longue haleine. En conséquence, il faut être ambitieux, tenace, réactif, rigoureux et volontariste.
Lorsqu’on est une femme, on doit davantage démontrer son professionnalisme, parce que nous vivons dans une société «machiste», notamment dans les métiers les plus techniques car malheureusement les partenaires ont encore tendance à considérer qu’une entreprise dirigée par une équipe féminine a moins de savoir-faire qu’une entreprise dirigée par des hommes.
L’égalité entre les hommes et les femmes est un processus qui s’inscrit dans la durée et suppose un changement des comportements et des mentalités. La société est en retard dans sa perception des relations entre homme et femme. Si vous sortez après le travail avec un patron ou un client de sexe féminin, on pensera que vous allez simplement prendre un verre ou que c’est juste par amitié. En revanche, si vous le faites avec un homme, on estimera sans sourciller que vous avez une aventure. Les mentalités ont besoin d’évoluer sur ce plan. Je trouve que cette problématique est d’abord d’ordre privé et que le couple doit être en mesure d’établir des règles basées sur la confiance.
Pour ma part, j’ai toujours pour règle d’être présente pour ma famille à 100% quand il le faut, de m’abstenir de répondre au téléphone quand je suis avec ma famille et de prendre régulièrement des jours de congé pour bien en profiter. Je trouve qu’il faut éviter de trop chercher la perfection. Après tout, investir le privé et la sphère professionnelle, c’est toujours conflictuel. Les femmes sont généralement tiraillées par des priorités conflictuelles.
Elles souhaiteraient pouvoir s’investir davantage auprès de leur famille mais aussi plus dans leur carrière. Elles s’inquiètent que l’un ou l’autre en pâtissent. Du coup, elles culpabilisent.
Après on résout le conflit comme on peut. Il y a celles qui, pour le résoudre, vont renoncer à l’une des deux parties : arrêter de travailler, ne pas avoir de vie de couple, ou ne pas faire d’enfant. Les gens qui s’en sortent le mieux sont ceux qui arrivent à renoncer à moins de choses possibles.

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Les recruteurs se renseignent souvent sur les défauts d’un candidat, pour tester ses aptitudes comportementales et son ouverture d’esprit. Il est important de rester naturel et modeste parce que rien ne peut être dissimulé éternellement.

«Citez-moi trois de vos défauts

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Deux écoles supérieures avec des niches tout à fait nouvelles font leur percée?: l’Ecole de gouvernance et d’économie de Rabat (EGE) et la nouvelle Ecole d’ingénierie de la santé de Casablanca (ESIMP).

 

L’enseignement supérieur privé s’enrichit chaque année de nouveaux cursus. Certes, la première génération d’écoles privées dédiées aux études de commerce, d’économie, de management et de gestion n’a pas pris une ride, mais une nouvelle génération d’établissements fait son apparition et se fraye lentement, mais sûrement, son chemin. On l’a vu depuis deux ans avec l’ouverture à Rabat de l’Ecole de gouvernance et d’économie (EGE), et on le remarque, à partir de la rentrée prochaine, avec le démarrage à Casablanca de l’Ecole supérieure d’ingénierie de la santé et de management de projets (ESIMP).

La première, de par les disciplines qu’elle propose (économie, droit, histoire et science politique, en plus d’une formation poussée en langues) tend à la formation de cadres généralistes appelés, en principe, à occuper de hautes responsabilités. Le cursus académique de l’EGE, pour une licence, se déploie sur trois années, la troisième se déroulant intégralement à l’étranger, dans l’une des universités partenaires de l’école (Science Po Paris ou encore à Queen’s University au Canada, pour ne citer que ces deux-là). En deux ans d’existence, force est de reconnaître que l’école est en train de réussir son pari: 150 étudiants y suivent leurs études (62 pour cette rentrée), et une demande d’accréditation de son premier cycle déposée en février dernier est accueillie positivement en juillet par la Commission d’accréditation du ministère de tutelle. L’école part donc sur les chapeaux de roues.

L’autre établissement, qui ouvre ses portes à partir de cette rentrée, est dédié à un tout autre domaine : l’ingénierie de la santé. Ouverte aux bacheliers scientifiques, l’ESIMP innove en offrant une nouvelle formation au Maroc en partenariat avec l’université de Montpellier I (UM1). Pour des métiers nouveaux, aussi, après trois ans d’études : médicament, cosmétique, aliment, santé, biomatériaux, biotechnologies pharmaceutiques et enfin l’environnement/santé. Elle propose également, après la licence, quatre masters : recherche clinique et management de projets se déclinant en deux options (coordination des essais cliniques et data management), conception & production des produits de santé et enfin environnement/santé
L’ESIMP table, pour sa première année d’existence, sur 80 étudiants, et sa fondatrice, Wafae Ferhat, elle-même biologiste de formation avec une expérience de 21 ans dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, reste confiante quant à l’avenir de son école, sinon elle n’aurait pas tenté, comme elle le dit elle-même, «cette aventure».

La Vie éco

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Le nombre d’élèves dans le public, tous niveaux confondus, est passé entre 2004 et 2010 de 5 834 969 élèves à 6 379 689. Sur la même période, dans le privé, il

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