jeudi 28 octobre 2021
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Le Train à Tube Vide: Le Futur de l'humanité dans le domaine du transport

 

 

Une compagnie américaine, ET3, tente de relancer avec des Chinois une vieille idée, celle des trains hypersoniques dans des tubes sous vide, des « vactrains ». Améliorés à l’aide

d’aimants supraconducteurs, il suffirait d’une heure à l’un de ces trains pour rejoindre Pékin en partant de Kiev en Ukraine.

 
 
 
 
 

On se souvient de l’exposition Supradesign célébrant les 100 ans de la découverte de la supraconductivité, ainsi que de la démonstration du Magsurf. Elles donnaient une idée de ce qui pourrait changer dans notre vie quotidienne si l’on découvrait des supraconducteurs à température ambiante. C’est probablement en tablant sur cette découverte qu’une compagnie américaine nommée ET3 tente d’attirer des investisseurs pour réaliser l’équivalent duMaglev japonais, mais en le faisant se déplacer sous vide.

L’idée d’atteindre de très grandes vitesses pour des moyens de transports terrestres en les plaçant sur sustentions magnétiques et sous vide pour éliminer les frottements est ancienne. Il semble que le concept, avec des aimants ordinaires, ait été proposé et étudié presque simultanément dans les années 1910 par Robert Goddard aux États-Unis et surtout le physicien et ingénieur russe Boris Weinberg qui aurait même construit un prototype. En tout état de cause, la puissance des aimants requis pour faire des transports en commun de masse nécessiterait certainement l’usage de nouveaux supraconducteurs encore à découvrir et à théoriser.

L’étude théorique des supraconducteurs est elle aussi relativement ancienne. À nouveau, ce sont des noms de physiciens russes qui sont associés à des travaux importants. Sans nul doute, le premier qui vient à l’esprit est celui de l’Einstein russe à l’origine d’une célèbre école de physique théorique à Kharkov en Ukraine, Lev Landau. Mais on pense ensuite à celui d’un de ses collaborateurs les plus doués, Vitaly Ginzburg.

Avec le projet de « vactrain » étudié par les ingénieurs de ET3, combien de temps faudrait-il à des passagers pour rejoindre Pékin en partant de Kiev, la capitale actuelle de l’Ukraine, dont la célébrité ne repose pas simplement sur le fait que l’Euro 2012 va s’y dérouler ?

 

Une vue d'artiste des tubes à vide avec aimants supraconducteurs dans lesquels circuleraient des trains hypersoniques. © ET3

Si l’on en croit ces mêmes ingénieurs, la vitesse de croisière des capsules dans lesquelles prendraient place quelques passagers allongés, serait de 6.500 km/h. En utilisant le moteur de recherche Wolfram Alpha, on trouve rapidement qu’un trajet Kiev-Pékin prendrait donc environ une heure.

Les navettes mesureraient 1,5 m de diamètre et pèseraient seulement 183 kg. Bien sûr hermétiques, elles disposeraient de réserves d'air donnant plusieurs d'autonomie aux 6 passagers. Il suffirait de 3 minutes avec une accélération de 1 g (égale à celle de la gravité terrestre) pour que ces navettes atteignent leur vitesse de croisière.

Un tour du monde en Maglev en moins de 6 heures

Par la conception même de ce moyen de transport, l’énergie électrique utilisée pour accélérer les navettes peut être en grande partie récupérée en convertissant l’énergie cinétique des capsules à nouveau en énergie électrique lors du freinage avant d’arriver à destination. Selon les chercheurs de ET3, ce mode de transport serait 50 fois moins coûteux en kWh que des voitures ou destrains électriques. Sans consommation de pétrole, il serait aussi plus écologique que l'avion. Enthousiastes, les auteurs estiment aussi que le coût de fabrication de leur vactrain serait du quart de celui d’une autoroute et d’un dixième de celui d’une voie ferrée à grande vitesse.

Toutes ces considérations semblent tout de même bien spéculatives, même en imaginant que l’on utilise des supraconducteurs à hautes températures déjà connus. On a du mal à croire que le coût de construction d’un tel réseau de communication mondiale soit aussi bas.

Cela n’empêche pas la compagnie ET3 de nous faire rêver avec une vidéo commerciale mise en ligne sur YouTube, montrant un réseau de transport connectant l’Eurasie à l’Amérique du Nord. En théorie, il suffirait donc de moins de 6 heures en partant de Paris pour se rendre à New York, en faisant étape à Pékin et en passant ensuite sous le détroit de Béring qui sépare d'environ 92 km la Sibérie orientale de l'Alaska.

 

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