vendredi 26 mai 2017
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Interview avec Saad Khafif, inventeur et ingénieur marocain Spécial

Saad : tout d’abord je vous remercie pour l’invitation. J’étais très étonné par rapport à votre initiative parce que nous avons besoin d’un certain transfert de savoir, et à la base j’encouragerais ce genre d’initiatives, et merci encore pour l’invitation.
Maryam : Qui est ce Saad Khafif en quelques mots ?
Saad : Saad khafif en gros est une personne désagréable, et le caractère est vraiment très rattaché à la résolution des problèmes de toute nature qu’on peut lui exposer depuis son plus jeune âge, Saad khafif se tenait en tête de résoudre tous les problèmes et les questions qui le rodaient, donc voilà pourquoi je me suis orienté vers l’ingénierie parce qu’on on résout les problèmes dans un certains point de vue et je ne saurais pas vraiment parler de moi parce que j’aurais dit que je suis bon ou mauvais dans un certain sens alors que c’est aux autres de me juger.

Maryam : Depuis quand le désire de l'invention a commencé chez Saad et quelle était sa première invention ?
Saad : Ma première invention était à l’âge de 8 ans , j’avais réalisé les plans d’une voiture volante. A l’époque, j’avais rêvé d’une voiture qui volait et je me suis mis à la recherche des types de moteurs que je pourrais mettre, des types de ventilations que je pourrais utiliser, des types de technologie. A l’époque, il n’y avait pas d’internet ou un moyen pour trouver quoi que ce soit. J’avais réussi à mettre des plans fiables, je les ai présenté à mon père qui est un ingénieur. Après, il les a présenté à des amis à lui, histoire de rire, mais l’idée en faite aurait pu marcher et s’était allé jusque bout.

Maryam : Et les domaines de tes inventions? Parce qu’on on a déjà entendu dire que la plupart de tes invention s’impliquent dans le domaine de la médecine. Quels sont les domaines de tous tes inventions ?
Saad : je n’ai pas de domaine spécifique.
maryam :   L'étude et la formation de saad semble être loin du domaine de ses inventions, surtout que la plupart d'entre eux s'implique dans le domaine de la médecine ?
Saad : c’est tout simplement question de culture, par exemple je suis très familier à la mécanique quantique, sachant que j’étais chimiste et ingénieur. Je suis très familier aussi à la médecine. Par exemple, chez moi je dit aux membres de ma famille, ne prenez pas un tel médicament prenez peut être l’autre, ne faites pas telle action , faites l’autre, sachant juste que tout commence par le début et on essaye d’avancer dans un concept,  et l’idée à la base est toute simple : persévérer dans chaque chose qui entravera l’autre à avancer.

Maryam :   A peut près, vous avez fait  combien d’inventions ? Quelle sont les inventions de Saad qui ont eu un fort écho dans le domaine de l'invention ?
Saad : les plus fameuses, j’en citerez trois, les autres sont si nombreuses. La première était une application destinée à la médecine, c’est la première invention curieuse parce que c’est un projet d’équipe, qui était bâti en place pour une compétition internationale et c’est un projet qui permettrait le suivi en temps réel, de n’importe quelle personne, n’importe où, par son médecin, comme le taux de cholestérol actuel, la battement du cœur actuel, le taux de sucre dans le sang actuel. On pourrait aider le médecin pour réagir des minutes avant la crise cardiaque par exemple, et d’ailleurs Samsung vient de sortir exactement ce qu’on avait fait à l’époque. Samsung 4 par exemple, contient des devises qui donnent à l’instant et en temps réel vos caractéristiques comme le battement du cœur, le poids et pas mal de caractéristique qu’on avais fait nous à l’époque, 3 ou 4 ans.

Maryam :   Quelles sont les problèmes à confronter pour breveter une invention et est ce que toutes tes inventions sont brevetées ?
Saad : une seule invention que je possède est breveté parce que le brevetage y était offert gratuitement mais les autres inventions malheureusement non. Tout d’abord, c’était le début, j’avais pas, malheureusement, de documentations par rapport au brevetage. Le  brevetage est assez compliqué, car il y a un brevetage national et un brevetage international. Alors, pour breveter une idée au Maroc, il faut obligatoirement qu’elle soit dans le secteur industriel, ça veut dire, une pièce mécanique, un concept mécanique, un concept productif, c’étais à la base l’idée pour avoir le moyen de breveter chez l’AMPIC.

Maryam : Quelle était votre invention qui a était brevetée ?
Saad : c’est Golden d’Obs mon avant dernière invention qui permettait de, simplement, avoir un statut médical quelque soit votre position. Et qu’on je dit statut médicale c’est le statut des maladies les plus dangereuses, à savoir le Sida, le Concert, la Parquinsonne.

Maryam :   En tant que directeur d'entreprise vous ne trouvez peut être pas des difficultés financières pour la réalisation de tes inventions ?
Saad : Cela me pose énormément de problèmes. D’ailleurs je me suis trouvé à faire des projets pour les autres entreprises, des projets technologiques à la base pour financier mes projets personnelles. Quand je dit personnelle, ce sont des projets de l’entreprise, donc pour l’instant, il n’y a pas malheureusement de formules au Maroc pour lancer des start-up qui débitent dans le domaine technologique de l’innovation, ce que tu pourrait trouver par exemple c’est initilak, mais les moyens qui sont mis en œuvre ne sont pas vraiment très importants. Il y a énormément de difficultés pour une entreprise innovante pour faire son chemin au Maroc. Donc, on se retrouve la plupart de temps à faire le travail d’autre entreprises afin de toucher plus au moins une certaine rémunération qui serait dirigée dans le services de la recherche. Mais j’ai plus au moins un conseil à donner aux entreprises, parce que j’ai trouvé une petite faille par rapport à ce dilemme. L’idée c’est de s’orienter vers l’intra-entreprenariat. Cela veut dire encourager les employés qui travaillent dans une entreprise à générer des projets à valeur innovante. L’idée est simple, vous avez un projet innovant, je vous aide, je vous donne tous les moyens , techniques, personnels et financiers. Vous serez payés en même temps que vous travaillez sur votre propre projet personnelle, quand vous essayez de publier ou de mettre en avant votre produit, l’entreprise est là en tant qu’associé. Et en fin du parcours, la personne se trouve associé à l’entreprise là où elle travaille, donc elle a des parts dans l’entreprise, sur le projet qui était personnel à la base. Je trouve que c’est peut être le seul moyen, avec des moyen très réduites de donner la main une fois et deux fois aux gens qui travaillent dans l’entreprise pour générer des produits de qualité et innovants mais aussi amortir un peu les coût de recherche.

Maryam:   En tant que lauréat de l'école privé polytechnique de Casablanca, filière génie informatique, parlez-nous de votre expérience en Student Microsoft. Depuis votre intégration dans leur équipe de travail en août 2009, qu'est ce que cette expérience a-t-il tracé dans la carrière de Saad ?
Saad : C’est un parcours de cinq ans, j’ai passé énormément de temps là-bas, j’ai appris tellement de choses, ça s’est terminé l’année dernière mais j’étais trop rattaché au programme à tel point à réinsérer dans le travaille encore une fois cette année. Student Microsoft Partner est un programme international destiné aux étudiants qui ouvre pour la propagation d’énergie, et ce qui est intéressant avec ce programme c’est qu’on se trouve à très jeune âge, c’est-à-dire un début professionnel, confronté à un entourage extrêmement compétitif. D’un point de vue technologique ou social, on se retrouve à organiser des évènements gigantesques, à donner des conférences, à donner des workshops comme on les appelle, et à guider toute une communauté technologique derrière nous. Et c’était extraordinaire, car on avait tous les moyens, en quelque sorte, pour produire des choses de qualité. On avait des recherches extrêmement intéressantes. On s’amusait à l’époque à contrôler des draines à des ailes, avec du téléphone, donc c’était des choses qu’on faisait il y a quatre ou cinq ans, maintenant on arrive à peine à les voir sur youtube. Microsoft Partenaire est en plus orienté vers le marché, mais puisque qu’on était cinq ou six, chacun avait son mot à dire , moi je suis orienté recherche, donc le programme a pris une assez belle tournure.

Maryam : Parlez-nous de votre expérience en tant que développeur en DSI conseils et services, conseillé en organisation et systèmes d’information, une expérience qui n’a pas dépassée les 3 mois ?
Saad : DSI conseil, c’est l’entreprise spécialisée dans la géo-localisation. En faite l’expérience est assez confuse. J’avais fait un stage avant d’aller chez DSI. j’ai intégré DSI conseils en 2011, c’était pendant un stage d’été. J’ai pu vainement voir comment une petite entreprise au Maroc pourrait marcher et malheureusement ça ma donné à feedback assez négatif. Donc je me suis mis en tête de bâtir mon entreprise à la sortie de mes études. C’était l’une des raison derrières lesquelles je voulais mettre mon entreprise en place, mon entreprise est dans le secteur technologique, matériel et logiciel.

Maryam : Et en ce qui concerne UBISOFT ( Ubisoft est une entreprise française de développement et de distribution de jeux vidéo créée en1986  Le nom Ubi provient de l'acronyme pour Union des Bretons Indépendants. L'entreprise est aujourd'hui le 3e éditeur indépendant en Europe et aux États-Unis, et le 3e développeur mondial de jeux vidéo). ?
Saad : j’ai passé plus au moins deux expériences parallèles chez UBISOFT. C’était l’expérience professionnelle qui m’a marqué le plus. J’avais la âache d’être associé au chef de projet. Le problème c’est que c’était mon premier stage dans le domaine de l’informatique. Avant, je faisais des stages dans la recherche dans le domaine de la chimie. Du coup, je me suis retrouvé associé au chef de l’un des plus grand projets d’informatique au Maroc, peut-être en Afrique aussi, parce que c’était l’un des plus grand projets à l’époque. On avait 60 personne à gérer, et chaque personne avec ses problèmes personnelle et professionnelle et tout, et on avais prêt de 1 million à 2 million de Dirhams à gérer au niveau du projet. C’était extraordinaire, d’ailleurs le monde de joie, le monde de peine, le monde de douleur, il faillait produire un projet assez ambitieux. On venait juste de découvrir la plate forme 3DDS et il fallait le sortir sur le marché et personne ne savait en gros comment ça marche mais on devrait faire un jeu là-dessus. C’était l’idée de réaliser un jeu qui a très bien marché à l’époque. Comme je le dis et je le redis encore c’était l’expérience la plus entrainante, parce que c’était mon premier stage donc je me suis trouvé à gérer des personne avec lesquels j’ai pu prendre le plaisir de gérer de voir quelque chose qui commençait petit à petit, s’achevait en succès.

Maryam : Loin de l'invention et en tant que développeur, quel est était l'impacte chez Saad, l'ingénieur, de passer une expérience générale de 3 mois dans l'un des plus célèbres laboratoires en Afrique LPEE ?
Saad : Tout d’abord j’avais réussi à décrocher un job d’été à l’époque , LPEE c’était pour rentrer et voir ce qui y était parce que j’en ai entendu parler depuis longtemps. Lorsque je me suis trouvé à faire de la chimie, je me suis orienté vers l’environnement. A l’époque, j’ai fait un stage de recherche assez intéressant. Je ne savais pas que ce genre d’entreprise existait au Maroc. LPEE à Tit-Mellil, par exemple possède un centre de recherche en developpement durable extraordinaire, c’est des immeubles d’équipement technologique pour faciliter n’importe quelle tâche de recherche dans l’environnement. A l’époque, j’avais deux ans d’études à la faculté, je savais au moins lier deux atomes ou deux molécules, mais j’ai tellement appris pendant un mois et demi. Et je me suis tellement ouvert devant la communauté LPEE qui m’on proposé un job directement par la suite. Il m’ont dit tu reste, on te paye ton stage , et tu rentre directement comme employé ici, comme technicien en chimie, heureusement et malheureusement j’avais pas pensé d’arrêter mes études, je voulais aller le plus loin possible. Je suis entrain de préparer un master doctorat au Canada dans les systèmes intelligents. D’ailleurs, lorsque j’ai obtenu mon diplôme de l’Ecole Polytechnique ici à Casablanca, c’était dans systèmes intelligents et robotique. Donc, là je me suis orienté complètement dans les super-calculateurs, tout devient parallèle.

Maryam : Quels conseils voulez-vous bien donner au porteurs de projets ou juste les porteurs d’idées ?
Saad : je pense que la curiosité est humaine. Chaque personne à une part de curiosité qui essaye chaque jour de primer, de faire paraître au monde. Le conseil que je peux donner au gens qui aimerait se lancer dans le domaine de la recherche c’est de croire vraiment leurs idées. Chaque idée mériterait qu’on l’exploite, et qu’on lui donne sa chance, et d’ailleurs je ne dirais pas que les moyens font des projets tels qu’il sont mais, c’est avec une toute petite flamme vous irez au plus loin possible. Il existe énormément de moyens pour avoir un financement. D’ailleurs je cite un exemple très rapide des étudiant aux Etats Unis. ils ont développé l’idée de créer un stylo qui écrit en trois dimensions. Il l’ont fait. Ils sont rentrés dans les plates-forme d’investissement communautaire, c'est-à-dire une communauté qui commence à investir dans une idée dont on croit. Ils ont demandé un investissent de 30 milles dollars. ils ont obtenu 2 millions de dollars. Voilà, ils ont eu l’idée. Ils ont cherché à avoir l’investissement. Parce que il ne suffit pas d’avoir une idée , il faut chercher  à la concrétiser.

Maryam : En tant que directeur d'entreprise est ce que vous pouvez aider ces jeunes innovant pour rendre leurs rêves et idées réalité ?
Saad : Qu’ils aient la bienvenue. Je crois en intra-entrprenariat. C’est-à-dire, s’il y a une personne qui est apte mais aussi surtout qu’elle veut produire quelque chose d’innovant et de nouveau je serait heureux de travailler avec elle.

Maryam : Comment vous trouvez le site d'ALMOHANDISS ainsi que son groupe de travail ? Quelle idées ou bien remarques vous pouvez bien ajouter au site web ?
Saad : Almohandiss... Je ne vais pas vraiment passer beaucoup de temps là-dessus. Mes remarque seront très conscients, c’est juste un coupe d’œil.  Cela devrait vous faire passer pas mal de temps. Je vous invite à utiliser les plates-forme média, du développement c'est-à-dire les réseaux sociaux, essayez d’intégrer ça totalement dans votre site web (twiter, linked-in, facebook), parce que moi je savais même pas qu’il existait. C’est un site web très intéressant. En tant que chercheur à la base, ça m’aurait intéressé dés le début. Donc essayez de vous focaliser sur le moyen médiatique au niveau des réseaux sociaux.

Interview réalisé par Maryam Habba et Ahmed Skali Senhaji de l'équipe almohandiss.com

Passioné par le monde de technologie :)

Site internet : almohandiss.com

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